LES BRIGADES RUSSES EN FRANCE

et à SALONIQUE - 1916-1918


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La Légion Russe  d'Honneur

1917 - Après la répression de la mutinerie des soldats au Camp de la Courtine, le Corps Expéditionnaire Russe est dissout.

Trois options sont alors prises par le Gouvernement français à l’égard de l’ensemble des soldats. 

Une des options permet aux volontaires de constituer une Légion Russe. Plusieurs centaines d'officiers et soldats voulant continuer à combattre aux côtés des Français s’engagent alors dans cette Légion.

Elle est intégrée en décembre 1917 à la 1ère Division marocaine du Général Daugan, une des meilleures Unités françaises.

Au début de 1918, ils sont rejoints par des volontaires issus des 2ème et 4ème brigades venant du Front de Macédoine.

Ils vont combattre sur le Front de la Somme où,  en mai 1918, la Légion Russe subit de très lourdes pertes. Et ensuite au nord de l’Aisne avec des victoires à Terny-Sorny et au Château de la Motte. 

La Presse française de l'époque souligne l'héroïsme russe !

 

Par ces valeureux combats et la bravoure de ses soldats, la Légion Russe sera ensuite appelée "La Légion Russe d'Honneur", elle a été citée deux fois à l’Ordre de l’Armée.

Pourtant, la Russie s'étant retirée de la guerre, ils n'ont pas été admis à participer au défilé de la Victoire le 14 juillet 1919.


Ordre général n° 344 du 12 octobre 1918 de la Xème Armée :

Extrait ( J.O. du 20 janvier 1919 page 764)

    

     " LÉGION RUSSE

  

     1er Bataillon d’élite, dont la haine implacable de l’ennemi anime toutes les actions, joignant à un mépris complet de la mort le plus bel enthousiasme pour une cause sacrée. 

A montré un rare courage au cours des opérations sur la Somme, du 26 au 30 avril 1918, contribuant par son héroïque résistance et au prix de pertes élevées à arrêter la marche de l’ennemi sur Amiens. A pris une part non moins brillante devant Soissons, les 29, 30 mai 1918 et 2 septembre 1918 où il a déployé les mêmes qualités de sacrifice, luttant sans merci pour conserver le terrain conquis, faisant de nombreux prisonniers et capturant un matériel important.

(Décision du Général commandant en chef du 30 septembre 1918).

 

    2ème Bataillon d’élite, dont la haine implacable de l’ennemi anime toutes les actions, joignant à un mépris complet de la mort le plus bel enthousiasme pour une cause sacrée. 

Le 2 septembre 1918 a fait preuve de belles qualités manoeuvrières, d’un remarquable esprit de sacrifice, d’une vigueur  et d’une ténacité au dessus de tout éloge. Étant bataillon de deuxième ligne, s’est spontanément porté en avant de la première ligne, dont la progression était arrêtée par des feux violents d’artillerie et de mitrailleuses. Par une habile manoeuvre, a débordé et tourné par l’est le village de Terny-Sorny, s’en est emparé s’y est maintenu après une lutte des plus âpres, allant jusqu’au corps-à-corps, et durant toute la nuit. A résisté le lendemain et le surlendemain à de furieuses contre-attaques. Le 14 septembre, a contribué à la réduction d’un nid de mitrailleuses puissamment organisé et défendu avec acharnement, puis continuant sa progression avec une énergie inlassable et un esprit de sacrifice des plus élevés, a contribué à l’enlèvement du plateau à l’est d’Allement, dont l’ennemi avait fait une position redoutable.

(Décision du Maréchal de France Commandant en chef des armées de l’Est du 11 décembre 1918). "



Ordre général n° 12336 du 10 décembre 1918 du Maréchal de France, commandant en chef :

 

« Le 26 avril 1918 s’est porté à l’attaque avec une fougue impétueuse et un superbe dédain de la mort. S’est maintenu sur les positions conquises malgré les contre-attaques et le bombardement continu, faisant l’admiration de tous. A pris une part non moins brillante aux opérations devant Soissons, les 29 et 30 mai 1918 où il a développé les mêmes qualités d’allant, de sacrifice, d’énergie et d’opiniâtreté ».